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Qu’est-ce que le Cloud ? Définition et explications

Un guide complet sur le Cloud, de sa définition à ses applications en passant par son fonctionnement. Bien le comprendre pour faire des choix éclairés.
Qu'est-ce que le Cloud ? Ses usages et nos conseils

Qu’est-ce que le cloud ? Derrière ce terme très utilisé se cache une réalité simple : vos données et vos outils ne sont plus sur votre appareil, mais accessibles en ligne.

Qim info vous explique l’essentiel pour comprendre sans vous perdre dans le jargon. En résumé :

  • Le cloud permet de stocker des données et d’utiliser des logiciels via Internet.
  • Il remplace les serveurs et les installations locales par des services à distance.
  • Il existe plusieurs modèles (IaaS, PaaS, SaaS) selon le niveau de gestion souhaité.
  • Il est utilisé au quotidien (emails, stockage, outils de travail, applications).
  • Sa sécurité dépend à la fois du fournisseur et de la manière dont vous l’utilisez.
Sommaire

Définition du Cloud

Que signifie "Cloud" ?

Le Cloud (“nuage” en français) désigne un modèle informatique qui donne accès à des services informatiques (stockage, serveurs, mise en réseau, logiciels) par le biais d’internet. Le Cloud n’est pas physique mais virtuel, il correspond à un réseau de serveurs distants les uns des autres, éparpillés partout sur la planète, mais reliés entre eux puisqu’ils fonctionnent comme un système.

Ainsi, pour peu que vos données soient enregistrées dans le Cloud, vous y avez accès n’importe quand et de n’importe quel appareil connecté à Internet. Il en va de même avec des applications qui utilisent le Cloud tel Netflix ou Deezer.

Représentation du Cloud

Pour vulgariser, nous pouvons établir un parallèle avec les consommations d’eau, de gaz ou d’électricité : vous ne possédez pas l’infrastructure qui permet de les gérer, mais vous y avez malgré tout accès. C’est la même chose avec le Cloud : vous consommez des serveurs, des applications ou des espaces de stockage sans en posséder l’infrastructure technique.

D'où vient ce terme ?

Le terme “Cloud”  est utilisé au début d’Internet. Plus précisément, c’est l’expression “Cloud computing” qui émerge, désignant deux éléments liés : 

  • les données (“Cloud”),
  • et le traitement de ces données (“computing”). 

 

💡 C’est d’ailleurs parce que le Cloud computing est souvent abrégé en Cloud que la notion est parfois assimilée et réduite au stockage de données, alors que celui-ci n’est que la partie émergée de l’iceberg. 

D’après une enquête du MIT Technology Review, la première utilisation du terme «Cloud Computing» émerge en 1996. Un groupe  d’employés échange alors sur la manière dont les logiciels d’entreprise finiraient par migrer vers le Web et suggère que les logiciels compatibles avec le Cloud computing deviendraient une norme.

En 1997, l’universitaire américain Ramnath K. Chellapa utilise l’expression “Cloud Computing” et le définit comme un “nouveau paradigme informatique” dans lequel les limites de l’informatique sont déterminées par une logique économique, plutôt que par les seules limites techniques. 

Beaucoup pensent que le Cloud dans sa forme moderne a été introduit en 2006 par Eric Schmidt, alors CEO de Google, lors d’une conférence pendant laquelle il évoque le “Cloud Computing” et le “Cloud”.

Le terme a ensuite été repris régulièrement l’année suivante par Amazon, IBM et Microsoft.

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Petite histoire du cloud

  • Fin des années 1950 :  l’ingénieur et mathématicien américain John McCarthy (1927-2011) élabore la technique du “temps partagé”, qui permet à plusieurs personnes d’utiliser le même ordinateur en même temps. On retrouve ici un concept fondamental du Cloud qui est la mutualisation.
  • Années 1980 : Internet fait son apparition avant de se populariser une décennie plus tard. Plusieurs entreprises commencent à externaliser des processus purement informatiques.
  • Années 2000 : Amazon lance Amazon Web Services en 2002. L’entreprise investit dans un immense parc informatique qui est à peine utilisé le reste de l’année pour absorber les pics de trafic, puis les loue à d’autres entreprises, avant de proposer des services de stockage de données et de calcul.
  • 2006 :  Google lance Google Doc, un service qui rend pour la première fois le concept de Cloud Computing aisément compréhensible par tous. 
  • Années 2010 : Microsoft lance Azure. 2013 marque un tournant majeur avec l’arrivée de Docker, qui va démocratiser les conteneurs en simplifiant leur utilisation. 

 

💡Et si vous voulez en savoir plus sur la conteneurisation, lisez notre article dédié.

Quels sont les usages du Cloud ?

Le cloud permet d’utiliser des services informatiques via Internet, sans avoir à gérer de serveurs ou d’infrastructure. Concrètement, il sert à :

  • stocker et sauvegarder des données, accessibles à tout moment.
  • utiliser des logiciels en ligne, sans installation (messagerie, bureautique, CRM…).
  • créer et faire tourner des applications, sans gérer de serveurs.
  • travailler à distance et collaborer facilement, depuis n’importe quel appareil.
  • traiter et analyser des données, y compris à grande échelle.

 

👉 En pratique, le cloud permet surtout de gagner du temps, de réduire la gestion technique et d’adapter rapidement ses outils selon ses besoins.

Avec quelle technologie le Cloud fonctionne-t-il ?

L’informatique dans le Cloud est rendue possible grâce à une technologie dénommée virtualisation. Un serveur informatique classique est composé de :

  • un processeur pour effectuer les opérations demandées, 
  • une mémoire vive pour conserver des informations temporairement,
  • un disque dur pour conserver des informations à long terme. 

Par-dessus est installé l’OS, chef d’orchestre pour faire fonctionner des applications. Or, très souvent, les serveurs sont sous-exploités, il reste très souvent de la mémoire vive ou des capacités de calcul du processeur.

C’est pourquoi la virtualisation a été inventée, permettant de faire fonctionner plusieurs OS en même temps sur le même serveur physique. Chacun des OS s’exécute dans un compartiment isolé et chacun de ces compartiments est une machine virtuelle à part.

La virtualisation nécessite un hyperviseur, il en existe deux types :

  • de type 1 directement installé sur le serveur physique ;
  • de type 2 installé sur un OS tout comme un logiciel classique.
Le fonctionnement et les types d'hyperviseurs

Par conséquent, les fournisseurs de cloud peuvent proposer l’utilisation de leurs serveurs à un nombre de clients élevé, mais à un coût modéré.

Quels sont les différents modèles d'hébergement du Cloud ?

Le Cloud se décline en différents modes d’hébergement, qui auront chacun un impact sur ses caractéristiques essentielles.

Le Cloud public

C’est le modèle le plus répandu du Cloud, dans lequel l’infrastructure technique, l’ensemble du matériel et des logiciels sont externalisés chez le fournisseur du Cloud. Les ressources informatiques sont donc ouvertes à tous et mutualisées, c’est-à-dire partagées avec d’autres organisations. Vous accédez aux services et gérez votre compte à l’aide d’un navigateur internet.

Les trois fournisseurs de Cloud publics les plus connus sont Microsoft Azure, AWS (Amazon Web Services) et Google Cloud Platform.

Exemples : des déploiements Cloud publics sont fréquemment utilisés pour fournir des services d’email, des applications bureautiques, de l’espace de stockage, ainsi que des environnements de développement et de test en ligne.

💡Mon conseil : en 2026, le cloud public n’est plus seulement un choix technique : il s’inscrit aussi dans des enjeux plus larges comme la dépendance aux fournisseurs (vendor lock-in). Consultez mon article sur le Cloud souverain.

Le Cloud privé

Le Cloud privé est un modèle dans lequel l’ensemble des ressources sont réservées à l’usage exclusif d’une seule entreprise et sont donc inaccessibles à toute personne extérieure. Le Cloud privé peut être situé physiquement dans votre entreprise, ou être hébergé par un fournisseur externe. La maintenance et l’infrastructure sont exclusivement dédiés à votre entreprise.

Les fournisseurs de Cloud privé sont entre autres VMware vCloud, Microsoft Azure Stack, OpenStack, IBM Cloud Private, Oracle Private Cloud Appliance, Dell Technologies Cloud.

👉 Contrairement à une idée répandue, un cloud privé n’est pas automatiquement plus sécurisé qu’un cloud public, car les grands fournisseurs de cloud public investissent massivement dans la sécurité, souvent à un niveau difficilement atteignable en interne. Le cloud privé répond avant tout à des besoins de contrôle, de conformité ou de souveraineté des données. Il est rarement utilisé seul, mais combiné avec du cloud public.

Le Cloud hybride

Comme son nom l’indique, c’est un mélange entre le Cloud privé et le Cloud public qui associe des ressources dédiées en interne et des ressources publiques en externe pour bénéficier des avantages de chacun. 

⚠️Il ne consiste pas à juxtaposer un cloud privé et un cloud public ! L’enjeu est de les faire fonctionner ensemble de manière cohérente, pour pouvoir déplacer des données ou des applications facilement entre les deux.

Aujourd’hui, le cloud hybride est surtout utilisé pour :

  • garder certaines données sensibles dans un environnement maîtrisé,
  • continuer à utiliser des systèmes existants tout en profitant du cloud,
  • choisir où placer ses applications selon le coût, la performance ou les contraintes légales.

 

Il peut aider à optimiser les coûts, mais il est aussi plus complexe à gérer. Sans organisation claire, il peut au contraire devenir plus cher.

👉 Évolution clé en 2026 : aujourd’hui, on utilise souvent le cloud hybride pour traiter certaines données sur place (par exemple dans une usine) et envoyer le reste dans le cloud.

Cloud public, privé, hybride

Le multi Cloud

Le multi-cloud désigne l’utilisation de plusieurs fournisseurs de cloud (par exemple AWS, Microsoft Azure ou Google Cloud), que ce soit uniquement en cloud public ou en combinaison avec d’autres environnements.

Dans certains cas, le multi-cloud résulte de l’historique de l’entreprise : accumulation de prestataires, fusions, ou adoption progressive de nouveaux services. Mais de plus en plus, il s’agit d’une stratégie volontaire afin de mieux répondre à des besoins précis.

En 2026, les principales raisons d’adopter une stratégie multi-cloud sont :

  • éviter de dépendre d’un seul fournisseur,
  • choisir les meilleurs services selon les usages (par exemple l’IA chez un acteur, le stockage chez un autre),
  • améliorer la continuité d’activité en répartissant les risques.

 

👉 À noter : le multi-cloud apporte de la flexibilité, mais il rend aussi l’ensemble plus complexe à gérer.

Le multi-cloud

🔎 Cloud hybride vs multi-cloud : quelle différence ? Ces deux notions sont souvent confondues, mais elles répondent à des logiques différentes. Hybride = où sont hébergées vos ressources. Multi-cloud = avec quels fournisseurs vous travaillez. Une entreprise peut utiliser l’un, l’autre… ou les deux en même temps.

Les modèles de services du Cloud

Le cloud ne se résume pas à l’hébergement, mais à différents niveaux de services.

Les fondamentaux : IaaS, PaaS, SaaS

D’un point de vue économique, le Cloud computing est une offre commerciale d’abonnement à des services externes. 

Traditionnellement, trois modèles existent, Iaas, PaaS et SaaS auxquels se sont ajoutés deux modèles très populaires, le FaaS et le CaaS. Chacun d’eux joue un rôle spécifique en fonction des besoins des clients, qui peuvent déléguer plus ou moins de prestations au fournisseur Cloud.

Infrastructure As A Service (IaaS)

Le IaaS consiste à louer des ressources informatiques à la demande (serveurs, stockage, réseau) auprès d’un fournisseur cloud.

Dans ce modèle, le fournisseur gère l’infrastructure physique, tandis que le client reste responsable du système d’exploitation, des mises à jour, des applications et de leur configuration.

Le IaaS offre donc un contrôle important, mais demande aussi plus de gestion au quotidien.

Il est encore largement utilisé, notamment pour migrer des systèmes existants vers le cloud ou pour des besoins techniques spécifiques. 

Les principaux fournisseurs d’IaaS sont AWS, Microsoft Azure, Google Cloud, IBM Cloud ou Oracle Cloud.

Le modèle IAAS dans le Cloud

Plateform As A Service (PaaS)

Le modèle PaaS permet de développer et déployer des applications sans gérer l’infrastructure ni le système d’exploitation. Le fournisseur cloud s’occupe de la plateforme (serveurs, OS, environnement d’exécution), tandis que le client se concentre sur le code et les applications.

Ce modèle simplifie le travail des développeurs : pas besoin de configurer ou maintenir des serveurs, tout est déjà prêt pour créer et lancer une application.

Le PaaS offre moins de contrôle que le IaaS, mais il est beaucoup plus simple à utiliser au quotidien.

👉 À retenir en 2026 : le PaaS est souvent utilisé pour accélérer le développement, mais il est de plus en plus complété par des approches encore plus automatisées, comme le serverless.

Exemples de plateformes PaaS : Google App Engine, Heroku, AWS Elastic Beanstalk, Azure App Services, OpenShift ou SAP Cloud.

Le modèle PAAS dans le Cloud

Software As A Service (SaaS)

Le SaaS permet d’utiliser des logiciels directement en ligne, sans avoir à les installer ni à les maintenir. Le fournisseur cloud gère tout : l’application, les mises à jour, la sécurité et l’infrastructure. De son côté, le client utilise simplement le service via un navigateur ou une application.

C’est le modèle le plus simple à utiliser : aucune gestion technique n’est nécessaire.

👉 À retenir en 2026 : le SaaS est devenu la norme pour la plupart des usages en entreprise (bureautique, CRM, RH, collaboration), avec une adoption massive des outils en ligne.

Exemples : Microsoft 365, Google Workspace, Salesforce, Dropbox ou encore Slack.

Le modèle SAAS dans le Cloud

L’évolution vers des modèles plus automatisés

Le mot-clé : moins d’infrastructure, plus d’automatisation.

Contenair As A Service (CaaS)

Le modèle CaaS permet de gérer et déployer des applications sous forme de conteneurs, sans avoir à s’occuper de l’infrastructure sous-jacente. Le fournisseur cloud met à disposition une plateforme pour exécuter et organiser ces conteneurs, tandis que le client gère ses applications.

Ce modèle est surtout utilisé par les équipes techniques pour déployer des applications de manière plus flexible et plus rapide.

👉 À retenir : le CaaS est plus technique que le PaaS et concerne principalement des architectures modernes (microservices).

Exemple : Kubernetes, proposé par AWS, Google Cloud ou Azure.

Function As A Service (FaaS)

Avec le modèle FaaS, le client implémente du code en réponse à des événements sans créer ni modifier l’infrastructure du code principal.

Ce modèle s’applique aux fonctions simples et répétitives comme la programmation d’outils ou le traitement des demandes. Les Functions as a Service peuvent aussi s’avérer très utiles lorsque l’on souhaite décharger d’un logiciel un traitement lourd ou que l’on souhaite mettre à l’échelle. Parmi les fournisseurs de solutions FaaS, citons Azure Functions, AWS Lambda et Google Cloud Functions.

Voici comment l’on peut résumer les modèles économiques de ces 5 services majeurs :

Au-delà des modèles principaux, il existe de nombreux services spécifiques selon les besoins :

  • DaaS (Data as a Service) : accès à des données à la demande.
  • BaaS (Backend as a Service) : services prêts à l’emploi pour les applications.
  • DaaS (Desktop as a Service) : postes de travail accessibles à distance.

 

👉 La plupart de ces services sont en réalité des déclinaisons du SaaS ou du PaaS, adaptées à des usages précis.

Qu'est-ce que le Cloud Act ?

Le Cloud Act est un ensemble de lois qui permet au gouvernement des Etats-Unis d’accéder aux données personnelles de citoyens étrangers qui utilisent les services d’entreprises américaines comme Meta, Google ou Microsoft. Le Cloud Act a été mis en place par Donald Trump en 2018 à la suite d’un différend entre l’entreprise Microsoft et le gouvernement des États-Unis. 

Qui est vraiment concerné ? Le Cloud Act ne s’applique pas aux pays. Il s’applique aux entreprises américaines.

En pratique : si vos données sont chez un fournisseur cloud américain, elles sont potentiellement accessibles par la justice américaine. Même si le data center est à Genève ou Zurich. Même si le fournisseur est la filiale européenne d’une entreprise américaine.

💡 Mon conseil : pas de panique. Ce n’est pas un accès automatique ou non contrôlé. L’accès aux données via le Cloud Act nécessite une procédure légale. Le Cloud Act prévoit des mécanismes de contestation si une demande américaine entre en conflit avec les lois locales comme la LPD.

Pour approfondir : 

Quels sont les avantages de l'utilisation du Cloud ?

Les avantages pour une entreprise qui utilise le Cloud sont nombreux, nous en proposons une synthèse ci-dessous.

  • La diminution des coûts : avec le système d’abonnement, vous ne payez que ce que vous consommez. De même, dans certains modèles, l’absence de maintenance et d’équipe technique dédiée permet d’économiser sur votre budget. 
  • La flexibilité et l’évolution des services : si vos besoins évoluent, vous pouvez aisément augmenter ou réduire l’utilisation des ressources informatiques. De même, les services gérés dans le Cloud sont mis à jour régulièrement, ce qui vous permet de bénéficier directement de ces correctifs sans avoir à intervenir.
  • Un gain de temps : votre entreprise n’a pas à se préoccuper de certaines contraintes gérées directement par le fournisseur Cloud. Les Clouds publics en particulier allègent considérablement vos responsabilités relatives à la gestion de l’infrastructure.
  • Une capacité de stockage quasiment illimitée puisque les fournisseurs construisent sans cesse de nouveaux Data Centers.
  • La facilité de partage des données et applications.
  • La sécurisation des données : c’est un point que nous pouvons finalement retrouver aussi bien dans la liste des avantages du Cloud que dans celle de ses inconvénients. Certes, vos données sont transmises à un tiers avec toutes les conséquences que cela peut supposer. Néanmoins, si le Cloud n’est évidemment pas exempt de piratage, il offre un niveau de sécurité supérieur à un système classique composé de machines physiques.

Quels sont les inconvénients du Cloud ?

Malgré ses nombreux et indéniables avantages, le Cloud Computing présente aussi des inconvénients :

  • La dépendance à internet : les fournisseurs Cloud parent à cette éventualité pour les entreprises et garantissent des niveaux de service qui les astreignent à une disponibilité à 95% du temps.
  • La dépendance aux fournisseurs Cloud : si votre entreprise est tributaire du service proposé par un fournisseur, vous risquez d’y être assujetti. Il faut également prendre en compte l’interopérabilité des systèmes, qui peut vous empêcher de quitter votre fournisseur. 
  • Une migration et gestion vers le Cloud parfois complexes : une approche multi Cloud peut complexifier l’architecture de votre système IT. Par ailleurs, la migration vers une infrastructure Cloud pose souvent des complications, ne serait-ce que pour une question de compatibilité technique.

Stocker ses données sur le Cloud comporte-t-il des risques ?

La sécurisation totale des données est impossible, comme pour tout système informatique. Cependant, le Cloud a parfois mauvaise réputation et ce de manière injustifiée.

En réalité, la confidentialité et la protection de vos données constituent pour le fournisseur de Cloud un enjeu crucial : il met en œuvre des stratégies de plus en plus poussées pour offrir à l’utilisateur final des garanties. La sécurité dans le Cloud est d’ailleurs une discipline de la cybersécurité.

Point clé : la sécurité dans le cloud repose sur un principe de responsabilité partagée

  • le fournisseur sécurise l’infrastructure (serveurs, réseau, centres de données).
  • le client reste responsable de l’utilisation qu’il en fait (accès, configuration, données).

 

La majorité des incidents de sécurité dans le cloud provient d’erreurs de configuration ou de gestion côté client, et non d’une faille du fournisseur.

Pour les particuliers

Côté client, vous pouvez adopter les mesures suivantes :

  • La configuration : Il est important de ne pas laisser telle quelle la configuration de votre Cloud, mais bien de la personnaliser pour en renforcer la sécurité. Lorsque vous achetez un nouvel ordinateur ou smartphone, vous le paramétrez en fonction de vos préférences : un Cloud doit également être paramétré pour optimiser sa sécurité. Chaque fournisseur propose ses propres tutoriels en la matière et vous pouvez déléguer cette tâche à un prestataire extérieur.
  • La sécurité : utilisez des mots de passe forts, faites des sauvegardes régulières, paramétrez les autorisations d’accès, tenez votre antivirus et votre anti-malware à jour, évitez le wi-fi public.
  • Lisez dans le détail les conditions d’utilisation : vérifiez  que les services proposés et le type de garanties sont en adéquation avec votre activité.

Pour les entreprises

Les dernières études Cloud Security Report de 2022 sponsorisées par (ISC)2 indiquent que 93 % des organisations sont modérément ou extrêmement préoccupées par la sécurité dans le Cloud.

C’est pourquoi, depuis plusieurs années déjà, des labels et des certifications fleurissent dans le monde du Cloud, afin de proposer aux entreprises des garanties de sécurité optimales. Nous citerons par exemple :

  • La norme internationale ISO 27001 spécifie les exigences relatives aux systèmes de management de la sécurité des informations (SMSI).
  • La norme internationale ISO 27017 contient les directives relatives à l’implémentation de contrôles de sécurité de l’information pour les services de Cloud.
  • Aux Etats-Unis, le CSA (Cloud Security Alliance) délivre aux fournisseurs un certificat de sécurité qui possède plusieurs niveaux différents d’exigence.

Les fournisseurs arborent fièrement leurs niveaux de conformité comme par exemple chez AWS : Conformité dans le cloud – Amazon Web Services (AWS)

Combien peut coûter l'utilisation du Cloud ?

Pour les professionnels

Le coût de l’utilisation du Cloud varie en fonction de différents facteurs tels que le fournisseur de services Cloud, les types de services Cloud utilisés, la consommation de ressources et la durée d’utilisation. 

En effet, les fournisseurs proposent différents modèles de tarification tels que le paiement à l’utilisation ou des forfaits mensuels. Les services Cloud incluent entre autres le stockage, la puissance de calcul, les bases de données, les services de messagerie et chaque service peut avoir ses propres tarifs. 

Le coût dépend de la quantité de ressources consommées, telle que l’espace de stockage utilisé ou la bande passante utilisée. Certains fournisseurs proposent des niveaux de service différents avec des fonctionnalités supplémentaires, ce qui peut entraîner des coûts additionnels. 

En dehors de la consommation de ressources, il peut y avoir d’autres frais liés à des fonctionnalités spécifiques. Pour estimer les coûts, il est recommandé de consulter les sites web des fournisseurs et d’utiliser leurs calculateurs de coûts en ligne.

Pour les particuliers

Si l’on prend un service de stockage de données, les offres payantes pour une année d’engagement et 2 To de stockage chez pCloud, kDrive, Google Drive, Dropbox et NordLocker s’échelonnent entre 5 et 10CHF par mois. Chaque offre prise séparément est peu coûteuse, c’est l’accumulation de plusieurs offres qui finit par représenter un budget plus important.

Comment choisir un système Cloud fiable ?

Quel est le Cloud le plus fiable ? C’est indéniablement celui qui correspond le mieux à vos besoins, en termes de services proposés, de tarifs, de sécurité. Passons en revue les différents critères à prendre en compte lors du choix d’un système Cloud pour votre entreprise. 

Les services proposés

La plupart des services utilisés dans les Clouds publics sont aussi disponibles dans les Clouds privés et hybrides. Cependant, les Clouds publics offrent des services de niche qui n’ont pas encore d’équivalents clés en main en Cloud privé. 

Les tarifs

Les services de Cloud public sont la plupart du temps facturés selon la consommation réelle. Ils ne nécessitent donc pas de dépense initiale. Les Clouds privés et hybrides nécessitent quant à eux une infrastructure d’hébergement privée, ce qui signifie que l’entreprise doit réaliser un investissement. En contrepartie, l’exploitation dans la durée coûte moins cher.

Conformité, réglementation et sécurité

Les Clouds privés sont souvent plébiscités en la matière. Pour autant, si une souveraineté ou des normes strictes ne s’imposent pas, les Clouds publics répondent de mieux en mieux aux différentes réglementations. Par ailleurs, la majorité des cadres réglementaires récents, dont le RGPD, ont été rédigés en tenant compte du Cloud. 

La performance

Le véritable point faible des Clouds publics en matière de performance est la bande passante de votre connexion à Internet. Certaines opérations seront plus lentes si elles s’exécutent dans un Cloud public et plus rapides dans un Cloud privé.

La facilité d’administration

Un Cloud public nécessite moins d’efforts d’administration, car l’hébergeur de services ne se contente pas de fournir les ressources informatiques. Dans le cas d’un Cloud privé ou hybride qui repose sur l’infrastructure de votre propre Data center, c’est vous qui assurez la maintenance de ce matériel.

La compatibilité

Dans un Cloud public, il peut être difficile de migrer d’une plateforme de Cloud à une autre. Dans un Cloud privé construit à l’aide d’une plateforme comme Kubernetes, il est possible de migrer vers une autre infrastructure à condition de continuer d’utiliser la même plateforme d’hébergement après la migration. Le Cloud hybride est certainement le cas le plus complexe, car les solutions ont justement pour but de généraliser des technologies propriétaires.

La localisation

La localisation d’un système Cloud est importante car elle peut avoir un impact sur la latence, la conformité réglementaire et la disponibilité des données : il est donc crucial de choisir une localisation qui réponde à vos besoins spécifiques en termes de performance, de sécurité et de conformité.

Nos experts ont différentes offres de Cloud consulting à vous proposer pour vous aider à prendre une décision éclairée.

Les principaux services Cloud par part de marché

Selon une étude de Synergy Research Group les géants qui dominent le Cloud sont Amazon, Microsoft et Google. 

Les fournisseurs Cloud en 2022

Les technologies Cloud que nous vous recommandons

Il n’y a en réalité pas de Cloud meilleur qu’un autre : tel Cloud sera parfait pour l’entreprise A mais totalement inutile pour l’entreprise B. Une organisation aura besoin d’une norme de sécurité exigeante, quand une autre société n’en fera pas un critère de choix essentiel.

C’est en partant de vos besoins qu’il est possible de déterminer les technologies qui vous seront le plus utiles et c’est tout l’apport de notre centre d’expertises Qim info, qui possède des compétences pointues et maîtrise l’ensemble des options à vous proposer.

Ainsi, nos experts analysent votre besoin avec précision pour prendre les décisions adéquates, en se basant en particulier sur les questions suivantes :

  • Cloud public ou privé ?
  • Avec combien de Clouds fonctionner ?
  • Un modèle en PaaS voir SaaS ou plutôt IaaS ?
  • Le Cloud doit-il être européen, suisse, ou travailler avec les grands Clouds américains est une option envisageable ?

Migrer sur le Cloud, combien de temps ça prend ?

Pour une entreprise, une migration réussie est soigneusement préparée en amont et nécessite du temps de planification, de réflexion et des réajustements. C’est pourquoi Qim info a développé des solutions de migration Cloud entièrement adaptées à vos besoins. Une migration se fait en plusieurs étapes :

  1. Évaluation des besoins de votre entreprise : listez les programmes, budgétez les coûts, les ressources humaines et financières à mobiliser ;
  2. Choix d’un prestataire extérieur pour gérer la migration : à moins de disposer d’experts au sein de votre société, il est judicieux de se faire accompagner dans cette transition ;
  3. Choix du type de Cloud qui vous convient ;
  4. Choix du ou des fournisseurs Cloud ;
  5. Conception de l’Architecture : la landing zone ;
  6. Interconnexions avec votre système d’information actuel et tests ;
  7. Migration des Données et des Applications ;
  8. Monitoring de la performance et mise en place d’alertes ;
  9. Communication sur la migration à vos équipes : l’adoption du Cloud peut considérablement faire évoluer le travail des équipes. Ainsi, il est primordial de susciter leur adhésion.


💡Découvrez le cas client
: reprise d’un projet de migration cloud AWS pour une institution financière internationale.

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Comment votre migration vers le Cloud peut-elle contribuer à optimiser vos coûts et à la performance de votre IT ?
Nos experts vous détaillent comment l’Infrastructure as Code (IaC), le FinOps, la surveillance proactive et le pouvoir du Shift-left peuvent optimiser votre migration vers le Cloud. Téléchargez votre guide pour démystifier ces termes et tout comprendre du Cloud & Devops.

FAQ

C'est quoi exactement le cloud ?

Le cloud désigne des serveurs accessibles via Internet, qui permettent de stocker des données ou d’utiliser des logiciels sans les installer sur son ordinateur.

Concrètement, au lieu de tout garder sur un appareil, les informations et les services sont hébergés à distance et accessibles à tout moment.

Où se trouve mon stockage cloud ?

Vos données sont stockées dans des centres de données (data centers), qui sont des installations physiques sécurisées gérées par les fournisseurs cloud.

Ces serveurs peuvent être situés dans différents pays, selon le service utilisé et les options choisies.

Est-ce que le cloud est gratuit ?

Certains services cloud sont gratuits, comme Google Drive ou Dropbox, mais avec des limites sur les espaces de stockage ou les fonctionnalités. Au-delà, il faut payer pour obtenir plus d’espace ou des options supplémentaires.

👉 En pratique, le cloud fonctionne souvent sur un modèle “gratuit + payant selon l’usage”.

Quel est l'intérêt d'utiliser le cloud ?

Le cloud permet d’accéder à ses données et à ses outils depuis n’importe où, sans dépendre d’un seul appareil.

Il simplifie aussi la gestion : pas besoin d’installer, de mettre à jour ou de sauvegarder soi-même, tout est fait automatiquement.

👉 En pratique, il permet de gagner du temps et de travailler plus facilement, seul ou en équipe.

Pour conclure, il est clair que le Cloud fait désormais partie intégrante de nos vies, que ce soit dans un cadre quotidien ou professionnel. La difficulté n’est pas tant d’adhérer au Cloud que de faire les bons choix : quel service est le plus adapté pour tel besoin, quelle configuration sera la plus performante et la moins onéreuse.

Chez Qim info, nous l’avons bien compris en créant notre département Cloud & DevOps Solutions qui permet de proposer aux clients des services spécifiques à cette problématique.

Nous espérons que ce guide vous aura permis d’y voir plus clair. Nous sommes disponibles pour échanger sur vos besoins.

signature Clément Raussin

Clément Raussin

Responsable du département Cloud & DevOps Solutions chez Qim info

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